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Virage Santé mentale entame ses festivités sous le signe de l'humour

  • 14 janv. 2015
  • 2 min de lecture

C'est sous le signe de l'humour et de la bonne humeur que Virage Santé mentale du Haut-Saint-François lançait, vendredi dernier, son année de festivités marquant le 30e anniversaire de fondation de l'organisme. L'imitateur Steeve Diamond a rapidement réchauffé l'atmosphère du Centre culturel à East Angus en cette période de froidure intense, et ce, au grand plaisir des spectateurs qui ont fait salle comble pour l'occasion.


Quatre spectacles sont prévus au cours de la présente année dont deux qui se dérouleront à East Angus et autant à Weedon, siège social de l'organisme. Pauline Baudry, directrice générale, explique ce choix au fait que Virage dispose d'un point de services à East Angus depuis une douzaine d'années. Pour représenter les deux points de services, la direction de l'organisme a convenu de confier la présidence d'honneur aux maires des municipalités concernées soit Robert Roy pour East Angus et Richard Tanguay pour Weedon où se dérouleront les deux dernières activités, dont celle de clôture.


En lever de rideau, la présidente de l'organisme Suzanne Tanguay a rendu hommage aux fondatrices France Dawson et Louisane Lemieux tout en soulignant sa fierté de faire partie de Virage Santé mentale. Pauline Beaudry, directrice générale, souligne le magnifique travail effectué par les membres de son équipe et des bénévoles sans oublier de mentionner les bienfaits qu'apporte l'expertise de l'organisme auprès des personnes en détresse. Chantal Tremblay, du CSSS du Haut-Saint-François, a lancé plusieurs mots forts de sens comme compétence, respect, partage, sincérité, entraide et plus pour définir l'organisme et ce qu'il représente. Les coprésidents d'honneur MM. Roy et Tanguay ont fait part de leur joie et de leur tristesse. D'abord heureux pour les 30 années de magnifiques services auprès de la population et leur tristesse de constater que cette ressource est sollicitée plus que jamais et rien ne laisse croire que ça ira en diminuant. Tous deux ont fait référence à des expériences personnelles pour souligner que tout le monde à un moment de sa vie peut avoir besoin de cette ressource que ce soit pour eux-mêmes ou pour des proches.


Mentionnons que Virage Santé mentale a été fondé le 9 décembre 1985 sous le nom de L'Action amicale de Weedon. C'est le 31 janvier 1989 que l'organisme a changé d'appellation pour celui que l'on connaît aujourd'hui. Rappelons que l'organisme vise à démystifier et promouvoir la santé mentale, prévenir les problèmes de santé mentale et apporter du soutien aux personnes qui vivent une période de déséquilibre émotif. Malheureusement, le sujet de santé mentale est encore tabou et les intervenants invitent les personnes à ne pas hésiter à faire appel à l'organisme que ce soit pour eux, pour une connaissance ou un proche. Les responsables ont remis, lors du spectacle, une brochure marquant les faits saillants des principales interventions de l'organisme au cours des 30 dernières années.


Pierre Hébert

Journal régional Le Haut-Saint-François

 
 
 

2 commentaires


aa r
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08 déc. 2025

Il est fascinant de voir comment nos expériences passées, parfois même celles que nous pensons avoir surmontées, continuent d'influencer notre bien-être actuel. Cette persistance rend d'autant plus difficile l'identification des racines de certains de nos défis émotionnels ou comportementaux. Pour ceux qui cherchent à mieux comprendre ces liens et à évaluer l'impact potentiel de ces expériences, la première étape est souvent l'auto-évaluation. À cet égard, il existe un excellent outil d'évaluation rapide du traumatisme psychologique qui peut offrir un point de départ utile.

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ac ab
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03 déc. 2025

Il est vraiment inspirant de voir Virage Santé mentale choisir l'humour et la bonne humeur pour marquer son 30e anniversaire. L'approche de Steeve Diamond pour réchauffer l'atmosphère est un excellent exemple. Utiliser la comédie pour aborder des sujets de santé mentale est une stratégie brillante; cela aide non seulement à briser les tabous, mais aussi à créer un environnement plus accueillant et moins intimidant pour la discussion. Cependant, au-delà de la sensibilisation générale, il est tout aussi essentiel d'offrir des outils et des informations concrètes pour ceux qui cherchent à comprendre des conditions spécifiques ou à identifier des défis personnels. Pour ceux qui s'interrogent sur des aspects plus précis, comme le trouble de la personnalité borderline, il existe des ressources…

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Virage Santé mentale

Virage Santé mentale

Le virage de Pauline Beaudry

26 février 2025, 17 h 15 min, par: Scott Stevenson

Seule, sans emploi et avec neuf enfants à la maison, en 1999, Pauline Beaudry apporte une cinquantaine de CV aux employeurs potentiels à Sherbrooke. Le dernier est à la Maison Saint-Georges, un centre de réadaptation en dépendances et santé mentale. Pauline n’a aucune formation dans le domaine, et elle n’aime pas ce qu’elle voit en rentrant. Elle décide en sortant de ne pas travailler là. 

Aucun employeur ne l’appelle, sauf… la Maison Saint-Georges, pour une entrevue. Elle n’a pas le choix, elle accepte de faire l’entrevue, toujours décidée, par contre, à ne pas travailler là. 

« Je pense que, de toute ma vie, c’est l’entrevue que je me suis sentie la plus minable. Dans ma tête, je ne veux pas être là. Je suis en face de lui, puis il me demande : “Connaissez-vous la santé mentale?” “Pas ben, ben.” Tout ce qu’il me posait comme question : “Pas vraiment. Pas ben, ben. Pis, pas vraiment…” Tu sais, la fille qui veut pas la job… » 

 

« Deux semaines après, il me rappelle. T’es pas sérieux! Mais, je n’ai toujours pas d’emploi. Il dit : “Mme Beaudry, on dirait que vous ne voulez pas la job”. » 

« J’ai dit : “Vous êtes tellement gentil et respectueux, je ne peux pas mentir. La santé mentale, je ne connais pas ça, puis je ne me sens pas à l’aise là-dedans. Mais j’ai besoin d’une job, vous comprenez le dilemme.” Le directeur rit et dit : “Mais j’aime tellement votre personnalité. Vous êtes vraiment attachante.” » 

Pendant l’entrevue, à l’extérieur du bureau, « il y a eu une crise entretemps; deux usagers. Écoute, ça gueulait l’autre bord ». Le directeur, Réjean Coates, dit: « Allez-y, Mme Beaudry, c’est un test. Allez-y! » pour régler le conflit. 

 

Évidemment, Pauline a réussi, a eu la job; et le reste, c’est de l’histoire… Une histoire avec un grand impact dans le Haut-Saint-François. 

« Réjean Coates voyait des choses en moi que je ne voyais pas. Ça fait que pour moi, la santé mentale, je ne me verrais pas ailleurs. 

« J’avais des tabous. J’ai réalisé que comme personne, moi-même, j’en avais des tabous par rapport à la santé mentale. Puis en plus, j’avais peur de ces gens-là. Puis, à travailler là, j’ai réalisé, mon Dieu, à quel point que, ce n’est pas croyable, sincèrement, je n’ai jamais vu des personnes avec autant de reconnaissance pour qu’est-ce qu’on fait pour eux. » 

« J’ai appris à connaître la santé mentale, premièrement, puis j’ai fait la part des choses entre l’être, la personne et la maladie de la personne. Et c’est là que j’ai réalisé que la personne n’est pas schizophrène, n’est pas bipolaire. Elle est, Pauline Beaudry, et j’ai la maladie…, mais je ne suis pas [la maladie]. » 

 

Une carrière dévouée 

Pauline a travaillé de 1999 à 2003 à la Maison Saint-Georges et a pris un deuxième emploi, comme intervenante, à Virage Santé mentale en 2001. Après deux ans avec deux emplois et neuf enfants à la maison, elle a été avertie par son médecin qu’elle devait arrêter de brûler la chandelle « aux trois bouts ». 

En 2006, elle a remplacé le directeur de Virage à l’époque, Raymond Beaunoyer, et elle célébrera ses 24 ans à Virage Santé mentale cette année, lors du 40e anniversaire de l’organisme. 

Pauline se dit fière de l’expertise qu’elle et Virage ont développé au fils des ans, dans le domaine du deuil en particulier, mais aussi en estime de soi, réinsertion sociale et entendeurs de voix. Virage était le premier organisme local dans le Haut-Saint-François à offrir des services régionaux, de dire Pauline. 

Elle est aussi contente de l’effet de leur travail sur la conscience publique. « Quand je suis arrivée ici, la santé mentale, c’était très, très, très tabou. Ça s’est amélioré », dit-elle. 

 

Toujours des tabous 

« Mais c’est quand même encore un tabou. Pas autant qu’avant, mais la santé mentale, on dirait que ça fait peur… surtout les problèmes plus sévères. Là, il y a beaucoup de préjugés. » 

Avec ses bureaux à Weedon et à East Angus, Virage Santé mentale a aussi beaucoup évolué. Pauline dit qu’en 2001, leur budget était d’environ 90 000$, venant seulement du Programme de soutien aux organismes communautaires du Gouvernement du Québec, mais aujourd’hui, il est aux alentours du triple de ce montant.  

En 2023-2024, Virage a servi 295 personnes différentes, avec 4995 présences à des activités et services, comparé à 50 ou 60 personnes en 2001. 

« On donne plus de services », dit-elle. La seule chose qui manque et qu’elle aimerait voir naître est un centre d’hébergement dans le Haut-Saint-François pour femmes en santé mentale. « Je l’ai toujours un peu en tête », dit-elle.  

 

Et sa retraite? 

Vous avez peut-être entendu Pauline parler de retraite. Elle dit que des fois, l’idée est pour plus tôt que tard, mais là, c’est pour « plus tard ». 

Ce que Réjean Coates a vu en 1999, Pauline Beaudry a commencé à comprendre d’elle-même rapidement dans son travail en santé mentale.  

« Quand j’ai quitté la Maison Saint-Georges, ce sont les gens que je côtoyais au quotidien qui me manquaient le plus. Dès la première année que j’ai travaillé à la Maison Saint-Georges, même pas un an après que j’ai commencé, je me disais en moi : “T’es donc ben nouille! Comment ça t’as eu peur de venir travailler icitte?” J’étais comme une autre personne dans mes pensées. » 

Dans le cadre du mois de l’histoire des femmes, madame Marie-Claude Bibeau, députée de Compton-Stansted, souhaite souligner le parcours de femmes qui se démarquent par leurs implications, leurs actions, et qui contribuent à un monde meilleur et a choisi notre directrice générale, Pauline Beaudry.

Hommage aux femmes canadiennes qui, à travers le temps, font avancer leurs droits et encouragent l’égalité des genres. 

𝗣𝗮𝘂𝗹𝗶𝗻𝗲 𝗕𝗲𝗮𝘂𝗱𝗿𝘆

Mère monoparentale de huit enfants, madame Beaudry fait, en 1993, un retour sur les bancs d’école. Rien n’est simple dans sa course à l’obtention d’un diplôme. Responsabilités, obstacles, santé défaillante, arrivée d’un 9e enfant et fausse couche lui rendent la tâche quasi surhumaine. Armée de courage et de détermination, elle atteint pourtant son objectif : l’obtention de son baccalauréat.

Il lui faudra 1 ½ an, diplôme en main, avant de trouver sa place au sein de l’équipe de Virage Santé Mentale. Depuis 2001, madame Beaudry a fait de cet organisme une référence dans la région.

Sa mission? Tendre la main, donner au suivant.
Pauline Beaudry est une femme dont la bonté marque le 🧡 de celles et ceux qui croisent son chemin.

Bravo Pauline!

Un gros merci à Marie-Thérèse Lebeau, éducatrice spécialisée au CLSC, pour nous avoir remis le 2000 $ que Bell faisait tirer dans le cadre de l'émission de radio Copilote pour l'été à Rouge.

Présent à l'émission de radio: En comment par la gauche, 
Carmen Maillé (membre du C.A.), Marie-Thérèse Lebeau, Véronique Lacroix (membre du C.A.) et Francis Manseau (intervenant social).

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